Confiance + attentes
Les ingrédients interdits en Europe à partir de 2027
Un projet d’acte ajoute 16 substances à la liste des interdits au 1er février 2027, et restreint le CBD et le BHA. Voici ce qu’il couvre et ce qu’il ne couvre pas.
- Déjà peu employéesConservateurs mercuriels, colorants, deux filtres
- Sérums à cilsLes analogues de prostaglandines sont le vrai changement
- Restreint n’est pas interditLe CBD et le BHA reçoivent des plafonds
Sur cette pageCe qui figure sur la liste5
Réponse rapide
L’essentiel
Un projet d’acte européen notifié en juillet 2026 ajouterait 16 substances à la liste des interdits au 1er février 2027, et en restreindrait deux autres. La liste des interdictions est surtout obscure : deux conservateurs mercuriels, quelques colorants capillaires, deux filtres benzophénones, et les analogues de prostaglandines, c’est-à-dire les ingrédients des sérums de croissance des cils. Le cannabidiol et le BHA sont restreints plutôt qu’interdits, avec des plafonds de concentration. La plupart des gens ne remarqueront rien. Si vous utilisez un sérum à cils ou un produit au CBD, ce sont les deux catégories à vérifier. Les dates du projet ne sont pas définitives, et des périodes transitoires laissent certains produits en rayon un an ou deux après le début de l’interdiction : un produit encore vendu n’est donc pas forcément non conforme.
En bref
Trois points à retenir
Section 01
Ce qui figure sur la liste
Seize substances sont proposées pour l’annexe des interdits. C’est un ensemble hétéroclite plutôt qu’un thème : deux conservateurs mercuriels, deux absorbeurs d’ultraviolets de la famille des benzophénones, plusieurs colorants capillaires, et les prostaglandines avec leurs analogues.[1][2]
La plupart sont déjà rares dans les produits vendus en Europe. Les conservateurs mercuriels en particulier ne sont plus employés depuis des années : les interdire formellement comble un vide plutôt que d’enlever quelque chose de votre salle de bain.[1][3]
L’exception est le groupe des prostaglandines, qui concerne une vraie catégorie de produits et est traité plus bas.[1]
Section 02
Celle qui touche un vrai produit
Les analogues de prostaglandines sont les ingrédients qui font marcher les sérums de croissance des cils. Ils ont été développés comme médicaments contre le glaucome, et la pousse des cils a été observée comme effet secondaire.[1][2]
Les effets connus expliquent l’inquiétude : assombrissement de la peau des paupières, changements de couleur de l’iris parfois irréversibles, et irritation de la surface de l’œil. Ce sont des conséquences documentées du médicament, pas des spéculations sur le cosmétique.[1]
Si vous utilisez un sérum à cils, cherchez dans la liste d’ingrédients un nom terminé par « prost ». Les produits à base de peptides ou de panthénol ne sont pas concernés, et font aussi nettement moins.[1][2]
Section 03
Restreints plutôt qu’interdits
Deux ingrédients sont limités plutôt que supprimés. Le cannabidiol reçoit un plafond de concentration et une limite stricte sur la quantité de composé psychoactif présente en impureté. Le BHA, un conservateur antioxydant, reçoit un plafond plus bas et est exclu des soins bucco-dentaires et de tout produit inhalé.[2][1]
Une restriction est un signal très différent d’une interdiction. Elle signifie qu’un avis scientifique a trouvé un niveau en dessous duquel l’usage est acceptable, résultat habituel quand une substance est utile et que la préoccupation dépend de la dose.[2][3]
Section 04
Les dates, et pourquoi des produits restent
La date phare est le 1er février 2027 pour le premier groupe. D’autres entrées du projet prévoient des périodes transitoires : en général un an avant que les produits non conformes ne puissent plus être mis sur le marché, et deux ans avant qu’ils ne puissent plus être vendus du tout.[2][1]
Un produit contenant une substance listée peut donc légitimement rester en vente après la date phare. C’est la règle qui fonctionne comme prévu, pas quelqu’un qui l’ignore.[2]
Section 05
Comment lire une interdiction comme celle-ci
Une interdiction suit en général un avis de comité scientifique ou une reclassification de la substance dans le droit des produits chimiques, pas une vague de blessures. C’est un système de précaution qui fait son ménage courant.[3][5]
Cela compte pour ce que vous ressentez à propos d’un produit déjà utilisé. Une substance qui passe sur la liste des interdits n’est pas la preuve qu’elle vous a nui, et traiter chaque interdiction comme un danger évité de justesse rend plus difficile de repérer celles qui comptent vraiment.[3][2]
Prochaine étape
Passer à un plan concret
Choisissez le guide qui correspond le mieux à ce que vous observez. Chacun commence par quoi essayer, combien de temps attendre et quand consulter.
- Peau sensible ou réactiveUne routine courte pour la peau réactive, un test de produit de 7 à 10 jours, des conseils de valeur, les déclencheurs fréquents et les signes qui exigent un diagnostic.
- Barrière cutanée abîméeArrêtez les dégâts, scellez la surface avec une pommade ou une crème simple, réintroduisez les actifs lentement, laissez tomber les sérums « réparateurs de barrière » et connaissez les signes qui exigent un diagnostic.
- Poches et yeux gonflésFluide passager ou poche fixe, gestes peu coûteux, limites des produits, compromis des procédures et symptômes oculaires qui exigent des soins.