Confiance + attentes

Les rappels de solaires en Australie, expliqués

Des tests de consommateurs ont montré que la plupart d’un échantillon était en deçà. La piste menait à une base de formule et un laboratoire, pas à des défauts isolés.

L’article en une imageUne formule, beaucoup de marques
  1. La plupart en deçàL’un a rendu un résultat quasi inutile
  2. Une base communeUn seul façonnier derrière de nombreuses marques
  3. Le laboratoire en causeTout produit passé par lui hérite du doute
Des dizaines de produits ont échoué parce qu’ils n’étaient jamais vraiment des dizaines de produits.
Sur cette pageCe qui s’est passé, dans l’ordre5

L’essentiel

Des tests indépendants de consommateurs en Australie ont montré que la plupart d’un échantillon de produits étiquetés SPF 50 ou plus n’atteignaient pas ce niveau, l’un d’eux affichant un résultat assez bas pour être pratiquement inutile. La liste des rappels dépasse désormais une vingtaine de produits. Le détail important n’est pas leur nombre mais le schéma : les enquêteurs ont relié beaucoup d’entre eux à une même base de formule fabriquée par un seul façonnier, et ont soulevé des questions sur le laboratoire étranger qui avait certifié les tests. Si vous détenez un lot rappelé, cessez de l’utiliser et demandez un remboursement. Sinon, la leçon n’est pas que les solaires échouent, mais qu’un chiffre imprimé dépend d’une chaîne de tests qu’aucun acheteur ne voit.

Trois points à retenir

  1. Une association de consommateurs a testé un échantillon de produits étiquetés SPF 50 ou plus et a constaté que la plupart n’atteignaient pas le niveau annoncé, l’un affichant un résultat très bas.[1]
  2. Les enquêteurs ont constaté que beaucoup de produits concernés partageaient une même base de formule issue d’un seul façonnier, et ont mis en cause le laboratoire étranger qui avait certifié les tests.[1][2]
  3. L’autorité a ouvert une consultation couvrant les tests, la surveillance des laboratoires et l’étiquetage, ce qui constitue le vrai résultat plutôt que les rappels individuels.[2]

Ce qui s’est passé, dans l’ordre

Une organisation de consommateurs a acheté des produits en rayon et les a fait tester. La plupart de l’échantillon étiqueté SPF 50 ou plus est revenu en dessous, et l’un à un niveau qui n’offre presque rien. Comme il s’agissait de produits grand public à bonne réputation, le résultat a largement dépassé l’Australie.[1]

Les fabricants ont contesté les conclusions, ce qui est normal, car le test du SPF varie réellement d’un laboratoire à l’autre. Puis d’autres tests ont suivi, les rappels ont commencé, et la liste a dépassé une vingtaine de produits.[1][2]

L’autorité a depuis ouvert une consultation publique sur la manière dont les solaires sont testés, fabriqués et étiquetés en Australie.[2]

Le schéma sous-jacent

Des dizaines de marques distinctes échouant simultanément relèveraient d’une coïncidence extraordinaire. Les enquêteurs ont trouvé quelque chose de plus banal et de plus inquiétant : beaucoup des produits concernés reposaient sur la même base de formule fournie par un seul façonnier, puis vendue sous des marques différentes.[1]

C’est ainsi que fonctionne la cosmétique moderne. Les marques fabriquent rarement leur produit. Une seule défaillance de formulation se propage donc sur un rayon qui ressemble à un marché concurrentiel pour la personne qui se tient devant.[1][2]

Des questions ont aussi été soulevées sur le laboratoire étranger qui avait certifié les résultats de SPF d’origine. Si l’étape de certification n’est pas fiable, chaque produit passé par elle hérite du doute.[1][2]

Pourquoi ce n’est pas seulement une affaire australienne

Les mêmes façonniers et les mêmes laboratoires de certification servent des marchés du monde entier. Des travaux de laboratoire indépendants sur des produits américains avaient déjà retrouvé une protection mesurée sous les étiquettes, avec des UVA plus faibles encore, avant que tout cela ne commence.[3]

L’Australie a la particularité d’avoir une autorité qui traite le solaire comme un produit de santé et peut ordonner des rappels rapidement. C’est pourquoi les défaillances y sont apparues en premier. Ce n’est pas la preuve que les solaires australiens sont moins bons.[2][1]

Que faire de votre propre flacon

Trouvez le code de lot sur l’emballage et vérifiez-le face à la liste de rappels en cours dans votre pays. Les rappels visent des lots. Voir une marque sur une liste ne signifie pas que chaque flacon est concerné.[2]

  • Si votre lot est rappelé, cessez de l’utiliser et demandez un remboursement au revendeur.[2]
  • S’il ne l’est pas, continuez à l’utiliser : arrêter le solaire est une pire issue qu’un SPF imparfait.[4]
  • Appuyez-vous davantage sur la protection qui n’a besoin d’aucune certification : ombre, vêtements et milieu de journée évité.[4]

Ce qui pourrait vraiment changer

La consultation porte sur les méthodes de test, la surveillance des laboratoires qui les réalisent, les normes de fabrication et l’étiquetage. N’importe lequel de ces points ferait plus de bien qu’une nouvelle série de rappels.[2]

Ailleurs, la tendance a été d’élargir la liste des filtres plutôt que de resserrer les tests. Les deux comptent, et traitent deux moitiés différentes du problème : ce qu’il y a dans le flacon, et si le chiffre dessus est exact.[5][3]

Passer à un plan concret

Choisissez le guide qui correspond le mieux à ce que vous observez. Chacun commence par quoi essayer, combien de temps attendre et quand consulter.

Questions liées