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NAD+ pour la peau : crèmes, gélules et perfusions

Trois voies d’administration, trois niveaux de preuve différents, une seule histoire commune. Le cousin le moins cher a des décennies de données cutanées.

L’article en une imageTrois voies, trois niveaux de preuve
  • LocalUn essai enregistré, aucun résultat publié
  • OralDe vrais essais, mesurant le sang plutôt que la peau
  • IntraveineuxCher, et aucune donnée cutanée du tout
Vendues comme une seule idée. Une crème, une gélule et une perfusion n’ont presque rien en commun.
Sur cette pageCe que fait le NAD+, en clair5

L’essentiel

Le NAD+ est une molécule dont chaque cellule a besoin pour l’énergie et la réparation, et ses niveaux baissent avec l’âge. Cela, c’est solide. La suite l’est moins. Les crèmes prétendant augmenter le NAD+ cutané ont un essai enregistré en cours et, à ce jour, aucun résultat publié. Les précurseurs oraux ont de vrais essais, mais presque tous mesurent des marqueurs sanguins ou la santé générale plutôt que la peau, et les revues qui les comparent restent prudentes sur ce qui se transpose. Les perfusions coûtent cher, ne sont encadrées nulle part ou presque, et n’ont aucune donnée cutanée. La note peu glamour : le niacinamide, cousin bon marché de la même vitamine, a des décennies de preuves dermatologiques sur la barrière et la pigmentation, et se trouve déjà dans des produits très abordables.

Trois points à retenir

  1. Un essai d’un précurseur local du NAD+ pour le vieillissement du visage est enregistré, avec l’âge biologique cutané parmi ses critères, et aucun résultat publié à ce jour.[1]
  2. Les essais de précurseurs oraux mesurent surtout des niveaux sanguins ou la santé générale. Les revues comparant les compléments de longévité sont prudentes sur ce qui atteint la peau.[2][3]
  3. Les données randomisées les plus claires viennent d’une maladie génétique rare du vieillissement, mauvais guide de ce qui se passe chez l’adulte en bonne santé.[4]

Ce que fait le NAD+, en clair

Chaque cellule utilise le NAD+ pour convertir la nourriture en énergie utilisable et pour faire tourner la machinerie de réparation, dont les enzymes qui réparent l’ADN abîmé. Sans quantité suffisante, les cellules fonctionnent moins bien.[3][2]

Les niveaux baissent avec l’âge, et les dégâts ultraviolets en consomment plus vite car les enzymes de réparation y puisent beaucoup. C’est toute la base de l’intérêt pour la peau, et elle est raisonnable.[3]

Le saut est d’aller de « les niveaux baissent » à « les remonter aide ». Cette étape demande des preuves, et c’est là que l’histoire s’amincit.[2][5]

Les trois voies, et ce que chacune a derrière elle

On les vend comme une seule idée et elles ne sont pas comparables. Ce que l’on sait diffère nettement de l’une à l’autre.[2][3]

Comment les voies d’administration se comparent sur les preuves
VoieCe qui existeCe qui manque
Précurseur localUn essai enregistré sur le vieillissement du visageDes résultats publiés ; rien encore à juger[1]
Complément oralDe vrais essais, surtout sur marqueurs sanguins et santé généraleDes critères cutanés chez l’adulte en bonne santé[2][4]
Perfusion intraveineuseUn coût, et un marketing enthousiasteLa moindre donnée cutanée[2][5]
NiacinamideDes décennies de preuves dermatologiquesRien ; il n’est simplement pas vendu comme longévité[3]

Ce qu’ont réellement trouvé les essais de compléments

Les précurseurs oraux augmentent bien le NAD+ mesuré dans le sang. Ce point est constant et non contesté. Ce que ces essais n’ont surtout pas mesuré, c’est la peau.[2][3]

Les meilleures données randomisées impliquant la peau viennent d’un essai dans le syndrome de Werner, maladie génétique rare provoquant un vieillissement accéléré, où la supplémentation s’est accompagnée d’une réduction de la surface des ulcères cutanés entre autres changements. C’est une étude sérieuse dans un groupe très inhabituel.[4]

Appliquer un résultat obtenu dans une maladie rare de vieillissement accéléré à des adultes ordinaires est exactement le genre de saut qui produit des compléments décevants. Les revues comparant ces composés le disent directement.[2][4]

Le cousin bon marché que personne ne vend

Le niacinamide appartient à la même famille de vitamines et alimente la même voie. Contrairement aux précurseurs récents, il est étudié sur la peau depuis des décennies, avec des preuves raisonnables sur la barrière, la pigmentation et les rougeurs.[3][5]

Il est aussi peu coûteux et déjà présent dans quantité d’hydratants. Si l’idée de fond vous attire, c’est la version qui dispose de vraies preuves dermatologiques.[3]

Que faire en attendant

Utilisez du niacinamide si vous voulez quelque chose de cette famille, et voyez les précurseurs locaux comme une expérience à suivre plutôt qu’à acheter. L’essai enregistré donnera un résultat, et ce sera le moment de reconsidérer.[1][3]

Laissez tomber les perfusions. Il n’y a aucune donnée cutanée, elles coûtent cher, et injecter quelque chose pour une raison esthétique comporte des risques qu’une crème n’a pas.[2][5]

Passer à un plan concret

Choisissez le guide qui correspond le mieux à ce que vous observez. Chacun commence par quoi essayer, combien de temps attendre et quand consulter.

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