Questions sur la peau

Faut-il percer un bouton, et que se passe-t-il si on le fait?

En général, non. Presser pousse les bactéries plus profond, peut agrandir un bouton et cause le plus souvent les marques et les creux qui durent des mois. Seul un bouton à tête blanche se draine doucement, une fois.

L’article en une imageD’où viennent les marques et les cicatrices
  1. Un bouton sans têteLaissez-le, ou traitez-le; presser l’enfonce
  2. Un bouton presséPlus d’inflammation, une plaie, et souvent une marque durable
  3. La marqueBien plus difficile à traiter que l’acné ne l’était
Presser étale le contenu sur les côtés et vers le bas; c’est ce qui laisse la marque qui survit au bouton.
Sur cette pageCe que presser fait réellement dans la peau4

L’essentiel

Laissez la plupart des boutons tranquilles. Presser un bouton qui n’a pas mûri pousse son contenu plus profond et plus large, et les conseils dermatologiques nomment le grattage comme cause majeure des marques post-acné et des cicatrices creuses. Si un bouton a une tête blanche nette, vous pouvez le libérer une fois : lavez-vous les mains, réchauffez la zone, pressez doucement autour des bords avec le bout des doigts propres, et arrêtez dès qu’il ne se draine pas facilement. Ne pressez jamais une bosse profonde, dure ou douloureuse, et ne grattez jamais une croûte. Les boutons qui reviennent, ou qui font mal, exigent du peroxyde de benzoyle, un rétinoïde ou un clinicien, pas des ongles.

Trois points à retenir

  1. Presser pousse bactéries et débris plus profond, si bien qu’un petit bouton devient souvent un bouton plus gros et plus durable.[1][3]
  2. Le grattage est la cause évitable la plus fréquente des marques foncées et des cicatrices creuses après l’acné.[2][1]
  3. Seul un bouton à tête blanche nette devrait être drainé, une fois et doucement; les bosses profondes, dures ou douloureuses doivent être laissées ou traitées.[1][4]

Ce que presser fait réellement dans la peau

Un bouton est un pore bouché avec des bactéries et de l’inflammation à l’intérieur. Presser augmente la pression dans cette poche. Une partie du contenu sort par le haut, mais une partie est poussée sur les côtés et vers le bas dans la peau environnante, ce qui étend l’inflammation et peut transformer un petit bouton en un bouton plus gros, plus profond et plus durable.[1][3]

Les ongles brisent aussi la surface, ce qui laisse entrer les bactéries et crée une petite plaie par-dessus le bouton. La croûte qui suit est alors tentante à gratter, et chaque tour de ce manège retarde la guérison.[1]

Pourquoi le grattage est la source des marques et des cicatrices

Les conseils dermatologiques sur les cicatrices d’acné nomment le grattage et la pression comme cause majeure et évitable. Les dégâts dans la peau profonde pendant la pression mènent aux cicatrices creuses, et l’inflammation supplémentaire laisse les marques plates brunes ou rouges qui mettent des mois à s’estomper, surtout sur les peaux plus foncées.[2][3]

Ces marques sont bien plus difficiles à traiter que l’acné ne l’était. Rétinoïdes, peelings chimiques, lasers et microaiguillage existent tous pour les cicatrices, mais aucun ne ramène la peau à son état d’avant de façon fiable; ne pas créer la cicatrice est le seul traitement qui fonctionne à chaque fois.[2][4]

Si vous le faites quand même, la façon la moins nocive

Seul un bouton à tête blanche ou jaune nette, juste à la surface, est candidat. Lavez-vous les mains et le bouton, tenez un linge chaud et propre dessus quelques minutes pour l’assouplir, puis pressez doucement autour des bords avec le bout des doigts propres ou deux cotons-tiges, pas les ongles. S’il ne se draine pas facilement, arrêtez; forcer est ce qui cause les dégâts. Ensuite, laissez-le tranquille et, si vous en avez un, couvrez-le d’un pansement hydrocolloïde.[1]

Ne pressez jamais une bosse profonde, dure ou douloureuse sans tête, un bouton près du nez ou des yeux, ou un groupe de boutons. Ce sont ceux qui laissent des cicatrices, et un clinicien peut les drainer ou les injecter sans danger au besoin.[1][2]

Traitez la cause plutôt que le bouton

Si vous percez des boutons chaque semaine, la question utile est pourquoi ils continuent d’apparaître. Le peroxyde de benzoyle et les rétinoïdes topiques sont fortement appuyés par les lignes directrices pour prévenir de nouveaux boutons, et ils agissent sur le processus plutôt que sur un bouton à la fois. Accordez à l’un d’eux six à huit semaines.[4][3]

Des bosses profondes et douloureuses, une acné étendue, ou des marques et des creux déjà en formation sont des raisons de consulter un clinicien maintenant plutôt que plus tard; plus une acné cicatricielle est traitée tôt, moins il y a à réparer.[3][2]

Passer à un plan concret

Choisissez le guide qui correspond le mieux à ce que vous observez. Chacun commence par quoi essayer, combien de temps attendre et quand consulter.

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